Ecrire est un plaisir.

Il y a des choses que l’on n’oublie pas, des anecdotes que l’on se souvient, des souvenirs qui ne partent jamais. Et pourtant je ne pense qu’aux articles de ma vie qui me font mal.

Elle est perpétuellement près de ma vie, de mon coeur, je ne l’oublie pas mais hélas, elle m’empèche de me construire. Pourquoi cette envie de vouloir qu’elles se ressemblent. Est-ce réellement une envie ou un goût? Un besoin ou juste une envie de me faire mal.

Pourquoi également l’envie de partager mon chagrin seul, et partager mes joies. Pourquoi suis-je toujours avec le désir de faire plaisir aux autres alors que finalement je pense qu’il souhaite juste mon plaisir à moi. Pourquoi leur souhaitais-je du plaisir et leur parle si désagréablement.

 Je n’en sais rien mais j’en viens presque à souhaiter qu’il ne me parle plus pour éviter justement de mal leur parler. Cela est certainement la raison de mes abscences ou mes voyages. Et je ne parle de mes problèmes familiaux qui font que j’ai parfois voir souvent envie de rejoindre Sabine. Personne ne  réussit à me comprendre sur mes déboires familiaux mais c’est vrai que nous en sommes arrivés à un point ou cela devient ubuesque odnc imcompréhensibles.

 Je suis perdu de toute envie de me batttre, de combattre.

3 août, 2008 à 10:50 | Commentaires (0) | Permalien


J’ai perdu les clefs du bonheur quand tu es partie,

j’ai parfois carressé le trousseau avec certaines amies

mais la serrure est redoutable fermée à double tour

la poignée, le palier… redécouvrirais-je l’amour?

 

 

 

 

 

 

 

3 août, 2008 à 9:51 | Commentaires (0) | Permalien


Il est des souvenirs qu’on ne peut oublier…

Texte écrit mi-décembre 2007 

Salut Sabine,

J’entends, ici ou là, de mes parents ou du reste de la famille,

des qualificatifs qui ne me semblent pas me convenir. Cela

faisait longtemps que je ne t’avais pas écrit. Cela date de deux

mois et même presque trois. Je crois que depuis que tu es partie,

 ce fut la plus longue période sans nouvelles de ma

part. Nouvelles que tu ne recevras pas, que tu ne liras pas.

 Nouvelles auxquelles que tu ne répondras pas mais j’ai besoin

 de t’informer. Autant les deux premiers mois, je n’avais pas le

besoin de t’écrire, autant depuis le début du mois annonciateur

 de la fin d’année, je ressens l’envie de te parler. Comme

d’habitude, je sens poindre le reproche de ma mère et de ce

qui s’appelle une famille de les avoir quitté pour vivre avec toi

 dès mon émancipation. J’ai même eu droit de la part de mon

demi-oncle au snobisme financier. Que je n’étais avec toi juste

 pour ta facilité pécuniaire. Famille qui n’a d’ailleurs vraiment pas

 à se plaindre de cet aspect. Comme tu peux me lire, la jalousie,

 l’hypocrisie est toujours flamboyante dans ma famille. Et cette

 différence entre eux et moi ne pourra évoluer que jusqu’à leurs

 décès ou ma mort. J’y repense à cette dernière, depuis le

 week-end dernier. Elle permettrait que nous puissions nous

retrouver, que je puisse enfin revoir mon guide sentimental,

que je puisse m’excuser de ne pas t’avoir compris, de ne pas

avoir compris ton désarroi, que notre avenir soit ensemble,

que notre futur soit commun.

 

C’est étrange ce sentiment de vide, de solitude, de manque. C’est

 absurde ce désir de vouloir te rejoindre. Je t’avais parlé,

 lors du dernier récit, ma joie, mon plaisir de reprendre assidûment

 le badminton. Je n’ai plus la même approche, la même volonté de

 m’y rendre. Je t’écris du gymnase ou tous jouent. Même ici, j’ai

l’impression d’être jugé par certains, que ma présence les rends

 abstraits. J’ai cette bizarre sensation que le fait de me voir

fréquemment rendent les conversations ou les restaurants

inintéressants.

J’ai un manque réel, évidents de nos sorties, de nos soirées. En

parlant de cela, j’ai découvert, grâce à une fille de ce sport

 qui m’offre sa compagnie, sa jovialité, un endroit ou nous

 aurions aimé nous y rendre. Une vue de hauteur sur

 Saint-Ouen-L’Aumône avec l’Oise à nos pieds. Lorsque je m’y

suis trouvé, j’ai beaucoup pensé à toi, comme lorsque nous étions

allés voir, sur un coup de tête, le lever de soleil sur les falaises

de Deauville, ce crépuscule si beau, si merveilleux. D’ailleurs,

avec elle, je me demande parfois si elle n’est pas ta réincarnation.

 Avec elle, j’ai redécouvert cette joie d’un réveil en musique

classique. Je ne te raconte pas ma réjouissance de rentrer dans son

 appartement en entendant résonner de l’opéra. Vous ne ressemblez

 pas physiquement mais tout comme toi, elle a cette faculté à

rendre un moment tendre, chaleureux. Elle a ce goût pour la

 littérature, pour les voyages, pour la culture. Elle a ce goût

 pour apprendre, pour échanger. Pour la vie, tout simplement. Je

 me suis rendu avec elle, à Port-Cergy, je lui ai montré

l’endroit ou nous nous sommes embrassé la première fois, dans ce

 fabuleux décor. C’est la première fois que j’invitais quelqu’un dans

 ce lieu magique. Je suis également allé au marché de Noël de

la Défense avec cette douceur de fille. Ce marché n’a plus la même

saveur sans toi mais elle a su y mettre une pincée de sel qui faisait

 mijoter un goût qui te ressemblait. Je fais, parfois envers

elle, des gestes, des attentions que je n’avais plus effectué depuis toi.

 J’arrive même à me mettre de temps en temps à sa gauche.

Pourtant, je ne lui ai pas raconté notre vie dans les moindres détails

 mais elle est au courant de ton existence trop courte.

Je ne peux résider pendant deux semaines en raison des problèmes

 avec ma mère, je pense donc que j’essaierai de lire ta lettre et

 que je me rendrais sur ce qui restera ta dernière demeure. Je

 regarde sur les terrains, je vois Nicolas qui me dit ne pas se souvenir

 de toi. C’est d’ailleurs peut-être pour cela que je lui parle encore.

 Finalement, il n’y a que cette fille dont je t’ai parlé plus haut qui

connaisse ton existence. De par sa gentillesse, elle le

 mérite, amplement. Ce n’est que la troisième personne à qui je

parle de toi.

 

J’ai encore du mal à parler de toi. J’ai énormément de mal à vivre sans toi.

9 mars, 2008 à 17:50 | Commentaires (0) | Permalien


Le destin

Je me souviens avoir entendu ma mère me dire cette

phrase dès ma toute petite enfance. Comme si

elle avait senti en moi la peur universelle de

naître au monde. Etonnament, cette peur

que j’ai, à cette phrase, me donne des ailes. Puis,

 s’il est un jour ou elle a pris son sens

le plus fort, le plus grave, c’est évidemment

lorsque ma copine a mis fin à ses jours, à sa vie.

 N’aie pas peur de ma mort, je vais t’aider à

la vivre disait cette voix qui résonne encore

et encore dans ma tête.

 Pourquoi moi?

9 mars, 2008 à 17:32 | Commentaires (0) | Permalien


Péripéties du métro

Après une nuit trop courte, je pars au travail avec un

mauvais mal au crâne. Par chance, il fait beau et

 ma mauvaise humeur s’évapore au soleil. Le métro

arrive en même temps que moi sur le quai. Je trouve tout

 de suite une place, près d’un homme endormi.

La journée sera bonne ! C’était sans compter

sans les petites surprises que réservent les transports en

 commun. Au deuxième arrêt, une jeune roumaine

 entre avec son accordéon. La chance tourne. Soupirs

 des voyageurs. La jeune fille se lance avec conviction

 dans l’interprétation de ce que l’on croit reconnaître

 comme étant la mélodie des « amants de Saint-Jean ».

Les voyageurs se crispent. La musique extrêmement

fausse et tonitruante remplit le wagon allant de jusqu’à

réveiller mon voisin qui ronflait. La musicienne

enchaîne un deuxième morceau tandis que la

 plupart des voyageurs profitent de l’arrêt pour

 changer de wagon. Quelle intuition ! Nous voilà bloqués

quelques minutes pour cause technique dans le

tunnel sombre. Au grand bonheur de notre jeune

 mélomane, qui semble prendre plaisir à nous torturer

 un peu plus. Ma tête me fait à nouveau mal

 et je vais être en retard.

Une salle journée, finalement ! 

9 mars, 2008 à 17:28 | Commentaires (0) | Permalien


Le destin de l’amour… ou la folie

Après une rupture difficile, j’avais décidé de partir un an en

Inde : me jeter sur la route pour ne pas me jeter par

 la fenêtre. Je ne vivais que pour mon départ, c’était la

seule chose qui me tenait debout. Un soir, je me traîne à

une fête, je rencontre Frédérique. Le coup de foudre, les regards

qui se croisent et le temps qui s’arrête, comme dans

 un film. Je me disais, le cœur battant la chamade,

 c’est elle, c’est elle. C’était magique. On a passé ensemble

la semaine qui me restait en France. On passait nos nuits

à discuter mais sans jamais s’embrasser, et aucun 

de nous ne parlait de mon départ. J’ai pris l’avion

 dans un torrent de larmes. Puis, petit à petit, j’ai repris

du poil de la bête. Elle n’avait aucun moyen de me

 joindre et moi aucun moyen pour la contacter. Après

trois mois en Inde, je me disais que si j’étais resté,

 notre aventure aurait sûrement tourné court et que

 c’était mieux comme ça. Jusqu’au jour où, dans un

petit restaurant, un américain me raconte l’histoire d’une

française qui parcourait l’Inde à la recherche d’un

 homme. Il l’avait rencontré dans un village voisin.

 Mon cœur s’est arrêté, j’étais persuadé que c’était

 Frédérique. Je me suis rué dans le premier bus.

 Je savais exactement ce que je faisais, j’étais comme

guidé par une évidence. Une fois arrivée à destination,

je l’ai cherché dans les quelques hôtels et restaurants. Rien.

Finalement, je me rends sur la plage. Une silhouette était assise

 sur une pirogue près du ressac. C’était elle.

 Notre premier baiser a été le plus beau,

 le plus long et le plus éloigné de notre vie.

9 mars, 2008 à 17:24 | Commentaires (0) | Permalien


Peur de décevoir

Certains hommes sont capables de porter l’estocade dès le premier  

soir. Moi, non. Et d’autant moins quand une femme me plaît

particulièrement. Comme cette fille que je raccompagne tous

les soirs depuis deux mois sans rien tenter.

Et qui d’un texto laconique me dit:

 

 » Je vois bien que je ne t’attire pas, je préfére donc ne plus te voir. »

9 mars, 2008 à 17:00 | Commentaires (0) | Permalien


Texte écrit au mois de janvier 2007 

Dans cet avion qui me ramène de Londres me vient

 l’envie de pondre ces quelques lignes. 

Est-ce normal d’avoir du émigrer pour être tranquille ?

Est-ce banal de vouloir tuer sa famille ?

Après toutes ces douleurs morales qui m’ont fait subir,

 faut-il que je m’attende encore au pire?

Que faut-il que je fasse pour les rendre fiers ?

 Mais je ne pourrais rattraper le temps,

revenir en arrière. Je n’ai jamais eu besoin de leurs aides,

 de leurs sous; est-ce moi qui vois le mal partout ?

Pourquoi ce matin de juin je suis allé au tribunal ?

Pourquoi j’ai encore cette vision caricaturale de

mon père se bouchant ses oreilles,

ma mère fixant ses orteils et moi répondant au juge

avec orgueil à ses questions, l’œil brillant.

Pourquoi cette scène surréaliste existe encore

 dans ma mémoire alors que l’avion

descend, m’amène sur la piste noire

pour un atterrissage en douceur.

Le vol est terminé, mes questions continuent.

Les voyageurs sont levés mais le temps

 parcouru ne résout mes doutes.

Comment ferais-je plus tard pour expliquer

 à mes enfants que leurs grands-parents

sont vivants mais qu’on ne

 se parle plus, qu’on ne s’entend plus.

De l’aéroport, je traverse le terminal pour m’engouffrer

 dans le métro, la lumièrejaillit du fond du couloir.

Ai-je pris la bonne direction ?

Dans mon esprit, je guide ma vie mais je pense

 trop, l’étincelle surgit de nulle part. 

Me prêteront-ils un peu d’attention ?

9 mars, 2008 à 16:42 | Commentaires (0) | Permalien


Aurélie.

Après Sabine, je me suis séparé de toutes les personnes que nous ont cotoyé, simples amis ou proches confidents. 

Une de ces personnes m’a retrouvé sur internet dont voici son mail.

J’ai simplement changé de son texte, la mise en page, les couleurs et les erreurs de frappes. J’ai volontairement laissé les fautes d’orthographe. 

Salut Joël

En essayant de retrouver des connaissances sur ce portail, je t’ai aperçu et je t’envoie un message. Je sais ce qui c’est passée pa rapport à Sabine, je sais que tu as tout quitté, tout plaqué de tes connaissances, de tes amies d’avant Sabine.

Je t’avoue que c’est Manille qui m’a annoncé tout cela. Après le suicide de Sabine, j’ai bien phylosophé sur l’utilité de la vie, je pense que c’est en partie grâçe à elle que je suis maintenant au Mexique. J’y suis comme réceptionniste dans un centre de vacances recevant principalement des touristes français. A bien y réfléchir, je pense qu’elle a été un élément nécessaire mais tout de même dramatiqe dans mon accomplissement personnel. Je souhaite te féliciter car je me demande comment tu as fait pour ne pas aller la rejoindre. Quand je repense à votre complicité, votre fusion, votre amour, des larmes apparaissent dans mes yeux.

Je pense que vous étiez la définition même du mot amour.

 Je sais que je ne me suis pas très bien comporté après son geste, enfin, surtout après que tu ne sois pas venu à ses obsèques. Pour être franche, je t’en veux encore et j’aimerais savoir pourquoi tu n’es pas venu. Je ne cherche plus à te juger mais j’aimerais juste comprendre ton attitude.

Je te propose donc que l’on puisse se reparler, je te laisse choisir quand. En aucun cas, je ne veux t’obliger.

Si tu souhaites que l’on ne parle pas de Sabine, je, nous, en ferons abstraction.

Saches que je suis fière de t’apercevoir, je ne sais pas ce que tu fais de ta vie, si tu es en couple, voir des enfants même si, au fond de moi j’en doute, je ne sais pas ce que tu fais professionnellement, si tu continues d’entreprendre mais je voulais te dire que j’ai adoré tous ces moments que l’on a passé, ceux avec Sabine, Virginie, Manille, Julien, Ludovic et Marc. Surtout les vacances en Grèce, je ne pensais que l’on pouvait être réunis à huit sans se prendre la tête avec n’importe qui d’autres.

 Quand je pense à ma vie et malgrè notre jeune âge, dans mon esprit, cela commence à devenir une chance pour moi de vous avoir connu et d’avoir partagé autant de souvenirs. Même si cela m’a couté quelques problèmes familiaux car je n’étais plus trop présent avec eux vers mes seize ans.

Pour ma part, j’ai quitté Ludovic, six mois après le suicide de Sabine sans remords et je suis célibtaire depuis mais c’est plutôt un choix de vie.

J’espère de tout coeur pouvoir dialoguer avec toi et je te promets que dans nos discussions si celles-çi existeront, il n’y aura aucun jugement de ma part, et je pense franchement que pour moi, ce serait un honneur de te reparler.

Je t’embrââââââssse.

  

Aurélie, ta chrysoresse.

7 janvier, 2008 à 18:39 | Commentaires (0) | Permalien


Trahison

Il est 13 heures 30, je suis dans le hall de l’aéroport pour rentrer sur

Paris, je viens de déjeuner avec tes parents. Ils sont tristes, ils ont

perdu leur seul fils il y a un an jour pour jour. Aujourd’hui, ils sont

seuls. Je ne comprends pas, ils ne comprennent pas ton geste. Ton

père arrive à te pardonner, ta mère te trouve des circonstances,

malgrè tout, ils ne cautionnent pas ton acte. Moi, je les trouve très

complaisants. Je n’arrive pas à accepter que tu sois parti comme

Sabine. J’ai l’impression que tu m’as lancé un défi. On a surmonté

cette épreuve ensemble, je ne serais pas là à t’écrire si tu n’avais pas

été là. Je n’aurais pas eu la force de continuer à vivre si tu ne m’avais

pas parlé, écouté, regardé pleurer. Un an après ton geste, je sais que

je t’en veux, je mesure l’ampleur du désastre que Sabine a causé.

 

Il est 13 heure 42, je vais monter dans l’avion, prendre de la hauteur,

approcher éventuellement le paradis, peut-être vous voir. Je

souhaiterais revoir Sabine pour comprendre, pour qu’elle puisse

m’expliquer ses raisons. Mais toi, je n’ai même pas envie de t’écouter.

Tu sais la peine que m’a causé la disparition de Sabine et tu pars

comme elle. Je t’en veux terriblement, je serais là pour tes parents,

des personnes formidables. Mais toi….

20 novembre, 2007 à 15:43 | Commentaires (0) | Permalien


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